Les programmes neufs

Programmes neufs › Blog

Ventes de logements en Israël : derrière le bond des chiffres, une vague d'annulations

Publié le 01/10/2026

Les gros titres de la rentrée annoncent un marché immobilier israélien qui repart fort. Les chiffres bruts semblent leur donner raison : en juin 2026, 8.757 appartements ont changé de mains, soit 50 % de plus qu'en juin 2025, et les ventes de logements neufs (aides publiques comprises) ont bondi de 84 % sur un an. De quoi croire à un retour franc des acheteurs. La réalité, quand on la regarde de près, est plus nuancée, et c'est exactement ce qu'un acheteur francophone a intérêt à comprendre avant de signer.

**Un bond en trompe-l'œil**

La hausse se mesure par rapport à une année précédente très faible. Si l'on isole les ventes au prix fort, hors aides et hors promotions, l'image change : en juin 2026, on ne compte que 2.386 ventes sur le marché libre, soit 18 % de moins qu'en juin 2024. Autrement dit, le volume global gonfle surtout grâce aux logements subventionnés, pas grâce à une demande pleine et entière. Le marché n'est pas en surchauffe ; il est encore convalescent.

**Les annulations, le vrai signal**

Le chiffre qui mérite l'attention est ailleurs. Le nombre d'achats d'appartements annulés a atteint 1.821 à l'été 2026, contre 1.294 sur la période 2023-2025 : un bond de 41 %. Le taux d'annulation, qui tournait autour de 0,5 % lors de l'année record de 2021, est monté à 2,3 % pour les achats de 2024. Et comme seuls 40 % des appartements achetés en 2024 ont été livrés à ce jour, ce chiffre a toutes les chances d'augmenter encore.

Les annulations frappent le plus fort à Beer-Sheva et Tibériade, mais restent notables à Tel-Aviv et Jérusalem. Derrière ces ruptures de contrat, un mécanisme bien connu : les montages de financement « 20/80 » proposés par les promoteurs : 20 % à la signature, 80 % à la livraison. Dans le centre du pays, ces montages représentaient encore 36 % des achats en juin 2026, malgré les restrictions imposées par la Banque d'Israël en avril 2025. Quand la livraison approche et qu'il faut réunir les 80 %, certains acheteurs ne suivent pas, et le contrat tombe.

**Ce que cela change pour un acheteur francophone**

Pour qui achète depuis la France, trois enseignements concrets. D'abord, un volume de ventes en hausse ne veut pas dire un marché tendu : il reste de la place pour négocier, surtout sur le neuf au prix plein. Ensuite, un montage de paiement attractif n'est pas un cadeau s'il repose sur un gros solde à réunir à la livraison : mieux vaut savoir dès le départ comment ce solde sera financé (crédit bancaire israélien, apport, revente d'un autre bien) plutôt que de le découvrir sous pression deux ans plus tard. Enfin, acheter « sur plan » engage dans la durée : la vague d'annulations actuelle vient d'acheteurs qui avaient signé sans sécuriser leur financement de sortie.

Un marché qui respire plutôt qu'il ne s'emballe, c'est une bonne nouvelle pour un acheteur préparé. La condition, c'est précisément la préparation : connaître son budget réel, son profil fiscal et son plan de financement avant de s'engager, pas après.

Source : Calcalist, 12 août 2026 ; The Times of Israel, 4 septembre 2026 (données du Bureau central des statistiques et du ministère des Finances).

Faites votre simulation gratuite

Taxe d'acquisition, frais, financement : le simulateur calcule le coût réel de votre achat en Israël. Une question sur cet article ? Écrivez-nous, le message est déjà prêt.