Un nouvel indice officiel révèle la vraie baisse des prix dans l’ancien en Israël
Publié le 12/10/2026
La Lishka Merkazit LeStatistika, le bureau central des statistiques israélien, a mis en service un nouvel indice des prix des logements d’occasion. Sa particularité : il neutralise les effets des montages de financement et des avantages commerciaux accordés par les promoteurs. Autrement dit, il cherche à mesurer le prix réel auquel un appartement change de mains, une fois retirés les artifices qui gonflent le chiffre affiché.
Pourquoi est-ce important ? Parce que le prix annoncé d’un bien neuf en Israël ne dit pas toujours la vérité. Pour soutenir leurs ventes, beaucoup de promoteurs proposent des formules de paiement très étalées, par exemple une petite part à la signature et le solde seulement à la livraison, parfois assorties de remises déguisées. Ces offres ont une valeur réelle pour l’acheteur, mais elles brouillent la lecture du marché : le prix inscrit au contrat paraît élevé, alors que l’avantage de trésorerie en diminue le coût véritable. En isolant les transactions de seconde main, où ces montages n’existent pas, le nouvel indice donne une image plus franche de la tendance.
Et cette image est celle d’un marché qui recule. Au deuxième trimestre 2026, les prix des logements d’occasion ont baissé de 1,2 % par rapport au premier trimestre à l’échelle nationale. La correction est plus marquée dans les deux villes les plus chères du pays : Jérusalem enregistre la plus forte baisse, à -2,9 %, suivie de Tel-Aviv à -2,0 %. Ce sont précisément les marchés où les acheteurs francophones concentrent souvent leurs recherches.
Contrairement à l’ancien indice mensuel, ce nouvel indicateur est publié chaque trimestre, en mars, juin, septembre et décembre, avec un mois de décalage pour laisser le temps de rassembler toutes les données du marché privé. Il ne remplace pas l’indice général, mais le complète en apportant ce regard débarrassé des offres des promoteurs.
Que retenir, concrètement, quand on prépare un achat depuis la France ? D’abord, qu’un prix affiché se discute et se décortique. Devant une offre dans le neuf, la bonne question n’est pas seulement « combien ? », mais « combien, payé quand, et à quelles conditions ? ». Une formule de paiement étalée peut représenter un vrai gain ; encore faut-il la chiffrer plutôt que de comparer deux prix bruts qui ne recouvrent pas la même réalité.
Ensuite, que comparer le neuf et l’ancien suppose de regarder des chiffres homogènes. Un appartement d’occasion dont le prix a déjà intégré la baisse du marché peut se révéler plus intéressant qu’un programme neuf dont le tarif nominal cache un montage financier. L’inverse est vrai aussi : tout dépend du dossier, de l’emplacement et de l’horizon de l’acheteur.
Enfin, que la tendance générale, elle, ne se négocie pas. Après des années de hausse continue, les prix de l’ancien reculent dans les grandes villes. Pour un acheteur qui vise un bien de qualité dans un quartier établi, c’est une fenêtre à surveiller, à condition de rester sélectif et de vérifier chaque chiffre.
Chez BH Nadlan, nous aidons nos clients francophones à lire ces données pour ce qu’elles sont, à distinguer le prix affiché du coût réel, et à bâtir une décision d’achat sur des bases vérifiées plutôt que sur une impression de marché.