Un nouvel indice officiel mesure enfin le vrai prix de la seconde main en Israël
Publié le 08/10/2026
Jusqu'ici, pour suivre les prix de l'immobilier en Israël, tout le monde regardait le même chiffre : l'indice des prix des logements publié par le Bureau central des statistiques. Le problème, c'est que cet indice mélange le neuf et l'ancien. Or, dans le neuf, les promoteurs ajoutent toutes sortes d'avantages pour habiller le prix affiché : paiements échelonnés de type 80/20, dispense d'indexation, cadeaux divers. Résultat, le prix inscrit sur le contrat ne correspond pas toujours à la valeur réelle du bien.
Le Bureau central des statistiques vient de corriger ce point. Il a lancé, pour la première fois, un indice distinct consacré uniquement aux logements de seconde main. Comme l'explique le responsable du logement à l'institut, « dans la seconde main, il n'y a pas d'avantages » : pas de montage financier du promoteur, pas de bonus déguisé. On mesure donc ce qui se paie réellement, d'acheteur à vendeur.
Et ce que révèle ce premier relevé mérite l'attention d'un acheteur francophone. Au deuxième trimestre 2026, les prix de la seconde main ont baissé de 1,2 % par rapport au premier trimestre, à l'échelle nationale. La baisse est plus marquée dans deux régions très demandées par nos clients : le district de Jérusalem recule de 2,9 %, et celui de Tel-Aviv de 2,0 %, sur ce seul trimestre.
Pourquoi est-ce important pour vous ? Parce que la plupart de nos clients qui achètent pour habiter, ou pour un pied-à-terre destiné à une future alya, regardent de l'ancien. Avoir enfin un indice qui isole la seconde main, sans les artifices du neuf, donne une lecture bien plus honnête de l'état réel du marché. Un bien ancien à Jérusalem ou à Tel-Aviv ne se négocie pas aujourd'hui comme il y a un an, et ce chiffre le confirme noir sur blanc.
Deux précisions pour bien lire cet indice. D'abord, il paraît quatre fois par an seulement, en mars, juin, septembre et décembre, avec un décalage d'environ un mois sur les transactions réellement enregistrées. C'est donc une photographie de fond, pas un thermomètre au jour le jour. Ensuite, une baisse sur un trimestre n'annonce pas forcément une tendance longue : c'est une donnée parmi d'autres, à croiser avec le volume des ventes, les taux et l'offre disponible dans chaque ville.
Ce que nous en retenons chez BH Nadlan, c'est surtout une méthode. Comparez toujours un prix de seconde main à un prix de seconde main, et un prix de neuf à un prix de neuf. Quand un promoteur vous présente un tarif assorti d'un paiement 80/20 ou d'une dispense d'indexation, le chiffre affiché n'est pas directement comparable à celui d'un appartement ancien vendu sans aucun de ces avantages. Savoir faire la différence, c'est éviter de payer une valeur gonflée par le montage financier plutôt que par le bien lui-même.
Pour un acheteur qui vit en France et qui prépare son projet à distance, c'est une bonne nouvelle : les repères deviennent plus clairs. Avant de vous positionner sur un bien précis, nous remettons toujours le prix demandé en face de ces données officielles, région par région, pour que vous achetiez en connaissance de cause.
Source : Globes, 15 septembre 2026.