Un assureur se lance dans le crédit immobilier en Israël : 60 % de financement et prêts sur 40 ans
Publié le 05/10/2026
Jusqu'ici, pour financer un achat immobilier en Israël, un acheteur passait presque toujours par une banque. C'est en train de bouger : le groupe d'assurance Migdal, en partenariat avec la Banque de Jérusalem, vient d'annoncer son entrée sur le marché du crédit immobilier. Un acteur de plus face aux banques, qui concentrent aujourd'hui 95 % de ce marché.
Pourquoi est-ce une nouvelle qui compte pour un acheteur francophone ? Parce que les conditions annoncées sortent du cadre bancaire habituel, sur deux points précis.
**Un financement plus élevé sur un bien d'investissement.** Migdal propose d'aller jusqu'à 60 % de la valeur du bien pour un achat destiné à l'investissement, là où le standard bancaire se situe plutôt autour de 50 %. Concrètement, pour un client qui achète un appartement pour le louer, cela veut dire mobiliser moins d'apport personnel. Dix points de financement en plus, sur un achat en Israël, ce n'est pas un détail : c'est souvent la différence entre une opération qui se fait et une opération qui attend.
**Des prêts jusqu'à 40 ans.** La durée proposée peut atteindre quarante ans. Une durée plus longue étale le remboursement et allège la mensualité, même si, et c'est une règle qui ne change pas, plus on emprunte longtemps, plus le coût total du crédit augmente. C'est un arbitrage à poser au cas par cas, pas une solution automatique.
**Un contexte réglementaire qui explique le calendrier.** Cette arrivée ne tombe pas par hasard. Depuis le 1er octobre, la Banque d'Israël a modifié la façon dont les banques calculent la capacité de remboursement des emprunteurs déjà endettés. Les critères se durcissent pour une partie des dossiers. Qu'un acteur non bancaire choisisse ce moment pour entrer sur le marché n'est pas un hasard : il y a de la place pour des profils que les banques accompagnent aujourd'hui avec plus de prudence.
Faut-il en conclure qu'il faut se précipiter ? Non. Un deuxième guichet, c'est d'abord une chose : de la concurrence. Et la concurrence, sur un crédit, joue en faveur de l'emprunteur : sur le taux, sur le montant financé, sur la souplesse du montage. Pour un acheteur résident à l'étranger, qui a souvent un dossier moins standard qu'un résident israélien (revenus en euros, pas d'historique bancaire local), avoir plus d'un interlocuteur possible est une bonne nouvelle en soi.
Quelques réserves de méthode, pour rester honnête. Ces conditions sont celles annoncées à l'ouverture ; elles s'adressent en priorité à l'investissement locatif, pas forcément à une résidence principale, et chaque dossier reste soumis à l'étude du prêteur. Un financement à 60 % et une durée de 40 ans ne veulent pas dire que tout le monde y a droit, ni que c'est toujours le bon choix. Le taux, lui, n'était pas précisé dans l'annonce, et c'est justement le chiffre qui décide de tout.
Ce qu'il faut retenir : le financement d'un achat en Israël n'est plus l'affaire des seules banques. Pour un acheteur francophone, cela ouvre une porte de plus, à condition de comparer sérieusement les offres avant de signer. C'est exactement le travail que nous faisons en amont, pour que le montage colle à votre situation réelle et pas à un produit standard.
Source : Calcalist, 30 septembre 2026.