Terrains en Israël : les appels d’offres de l’État ralentissent fortement, ce que cela signifie pour un acheteur
Publié le 18/10/2026
L’Autorité des terrains d’Israël (RMI) est le principal fournisseur de terrains à bâtir du pays. Quand elle ralentit, c’est l’offre de logements neufs de demain qui est concernée. Or, selon un article publié par Globes fin septembre, 2026 est une année de net ralentissement.
## Les chiffres de l’année
Depuis le début de l’année, la RMI a proposé 35.143 logements dans ses appels d’offres, et les appels d’offres clos ont porté sur 22.845 logements. Seuls 185 appels d’offres ont été clos, contre 266 sur l’ensemble de 2025, 346 en 2024 et un record de 391 en 2022. Selon Globes, le rythme des mises en vente est inférieur à la moitié de celui de 2025.
Pour comparaison, 91.993 logements avaient été proposés en 2025 (dont 48.406 clos), et 113.197 en 2024 (dont 47.554 clos). Le quotidien note que les chiffres de 2026 ressemblent surtout à ceux de 2020, l’année du Covid, avec 50.622 logements proposés et 23.172 clos.
## Pourquoi ce ralentissement
L’article cite plusieurs causes : la guerre et l’état d’urgence, le climat politique, le ralentissement du marché et l’absence de directeur général permanent à la tête de la RMI. Une nomination effectuée en mai 2026 a été annulée à la suite de recours devant la Haute Cour, et le poste est aujourd’hui occupé par un directeur général par intérim.
La RMI avance aussi un argument de marché : les promoteurs détiennent beaucoup de logements invendus, ce qui réduit leur intérêt pour de nouveaux terrains. Elle prévoit que le nombre de logements mis en vente augmentera l’an prochain grâce aux accords-cadres signés avec les municipalités.
## Ce qui reste à venir en 2026
Globes recense 422 appels d’offres dont la date limite est prévue d’ici la fin de l’année. Seuls 70 sont actuellement ouverts aux offres, ce qui représente 9.187 logements. En décembre 2025, une vague de clôtures avait porté le volume réussi de l’année, mais le journal estime que cet effet de fin d’année ne suffira probablement pas à inverser la tendance.
## Ce que cela change pour un acheteur francophone
Un moindre volume de terrains vendus aujourd’hui peut se traduire par moins de chantiers lancés dans les années suivantes. Globes rappelle d’ailleurs qu’après la crise du Covid, les prix avaient augmenté d’environ 30 % en 2021 et 2022, même si la hausse des coûts de construction et la fin des taux d’intérêt quasi nuls y avaient aussi contribué.
Le journal tempère toutefois ce scénario : le renouvellement urbain ajoute des dizaines de milliers de logements, et le nombre de logements invendus reste à un niveau historiquement élevé. Autrement dit, aucune conclusion simple ne s’impose, et le lien entre terrains et prix n’est pas mécanique.
Pour un acheteur à distance, le point pratique est de ne pas se fier à un seul indicateur. L’offre de terrains, le stock de logements neufs invendus et le niveau des taux se lisent ensemble, projet par projet, ville par ville. C’est précisément ce que nous vérifions avec vous avant toute décision d’achat en Israël.
Source : Globes, article de Yuval Nisani du 28 septembre 2026.