Tel-Aviv, Jérusalem, périphérie : des écarts de prix qui n'ont rien à voir
Publié le 14/09/2026
Parler d'« un » marché immobilier israélien n'a pas beaucoup de sens : les écarts entre villes sont considérables, et surtout, elles n'évoluent pas dans le même sens.
Selon les données du CBS pour le premier semestre 2026, le prix moyen d'un appartement à Tel-Aviv atteignait environ 4,45 millions de shekels, en hausse de 6,6 % sur un an. À l'opposé, Beer-Sheva affichait une moyenne d'environ 1,25 million de shekels, et Ashkelon environ 1,67 million. Entre les deux, Jérusalem se situait autour de 3,09 millions de shekels (quasi stable, +0,1 % sur un an), et des villes comme Netanya (~2,73 millions), Rehovot (~2,69 millions) ou Ashdod (~2,17 millions, +6,1 %) occupent un segment intermédiaire.
Autre enseignement, plus surprenant : sur les douze mois précédant avril 2026, le CBS a mesuré une évolution opposée entre Tel-Aviv (-5,1 %) et Jérusalem (+4,0 %), pendant que le Nord du pays progressait de 2,2 % et le Sud de 0,4 %.
Pour un acheteur francophone, ce grand écart change la question à poser. Ce n'est plus « le marché israélien monte-t-il ou baisse-t-il ? » mais « dans quelle ville, et pour quel objectif : usage personnel, alya, ou investissement locatif ? ». Un budget qui ferme la porte à Tel-Aviv peut ouvrir de vraies options à Jérusalem, à Ashdod ou dans le Nord.
Source : Central Bureau of Statistics (CBS) via IsraelValley ; The Times of Israel (français).