Taxe d'acquisition pour un acheteur étranger : la mesure à 8 % expire fin 2026, et rien n'est encore prolongé
Publié le 29/09/2026
Quand un client francophone qui vit encore en France achète un appartement en Israël, la première dépense après le prix n'est ni l'avocat ni l'agence : c'est la taxe d'acquisition, le *mas rechisha*. Et pour un résident étranger, elle est nettement plus lourde que pour un Israélien qui achète son premier logement. Une échéance de fin d'année la rend, en ce moment, particulièrement sensible.
**Ce que paie aujourd'hui un résident étranger**
Un acheteur considéré comme résident étranger, c'est-à-dire dont le centre de vie n'est pas en Israël, ou qui n'y a pas passé au moins 183 jours dans l'année fiscale, ne bénéficie pas des tranches réduites réservées au logement unique. Il paie la taxe dès le premier shekel, au barème de la « résidence supplémentaire » : **8 % sur la part du prix jusqu'à 6.055.070 ₪, puis 10 % au-delà.**
Sur un appartement à 3.000.000 ₪, cela représente 240.000 ₪ de taxe. Sur un bien à 7.000.000 ₪, on paie 8 % sur les premiers 6.055.070 ₪ et 10 % sur le reste, soit environ 578.900 ₪. Ce n'est pas une estimation de notre part : ce sont les tranches en vigueur, publiées par l'administration fiscale israélienne.
**Pourquoi la date du 31 décembre 2026 compte**
Ces taux de 8 % et 10 % ne sont pas gravés dans le marbre. Ils viennent d'une mesure temporaire, une *hora'at sha'a*, décidée fin 2024 pour deux ans, afin de freiner l'achat de logements par des investisseurs. Elle est en vigueur **jusqu'au 31 décembre 2026.**
À ce jour, cette mesure n'a pas été prolongée pour 2027. Si elle ne l'est pas, la première tranche du barème « résidence supplémentaire » redescendrait à son niveau antérieur, soit **5 % au lieu de 8 %.** Sur les premiers 6 millions de shekels d'un achat, l'écart entre 8 % et 5 % dépasse 180.000 ₪.
**Ce que cela veut dire concrètement, dans les deux sens**
Il faut être honnête sur l'incertitude, parce qu'elle joue dans les deux directions.
Si l'on pense que la mesure sera prolongée (le ministère des Finances l'a déjà défendue une fois, en avançant qu'elle rapporte environ 500 millions de shekels par an et stabilise le marché du logement) alors signer avant ou après le 31 décembre ne change rien : on reste à 8 %.
Si l'on pense qu'elle sera abandonnée, attendre 2027 pourrait faire baisser la première tranche à 5 %. Mais c'est un pari : la décision est politique, elle peut tomber tard, et un report de plusieurs mois a aussi son coût : sur le prix du bien, qui continue de monter, et sur le change euro-shekel.
**Notre conseil**
Un achat en Israël ne se décide pas sur un pari fiscal, mais la taxe d'acquisition doit être chiffrée dès le premier rendez-vous, avec le bon statut. Chez BH Nadlan, nous intégrons systématiquement le *mas rechisha* dans le budget total, au barème du résident étranger, et nous suivons de près ce que décidera la Knesset pour 2027. Le jour où la prolongation est votée, ou enterrée, vous êtes prévenu, chiffres à l'appui.
Source : Globes et Ynet (économie), septembre 2026 ; barème de l'administration fiscale israélienne (Rashout HaMissim), 2026.