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Taxe d'acquisition en Israël : le taux de 8 % pour l'étranger est un régime temporaire

Publié le 30/09/2026

Un acheteur français qui prépare un achat en Israël pour 2027 doit intégrer une donnée que beaucoup ignorent : le taux de taxe d'acquisition qu'il paie aujourd'hui n'est pas gravé dans le marbre. Le régime en vigueur pour un investisseur ou un résident étranger est un dispositif **temporaire**, adopté fin 2024, et son avenir se joue en ce moment. Comprendre ce calendrier peut peser lourd sur le budget d'une opération.

**Ce qu'un résident étranger paie aujourd'hui**

Contrairement à un Israélien qui achète sa résidence unique, le résident étranger ne bénéficie d'aucune tranche à taux réduit : il est taxé comme un acheteur de « bien supplémentaire », dès le premier shekel. Le barème actuel prévoit **8 % jusqu'à 6.055.070 shekels**, puis **10 % sur la part au-delà**. Sur un appartement à 3 millions de shekels, cela représente 240.000 shekels de taxe d'acquisition, à sortir en plus du prix, des honoraires d'avocat et des frais annexes.

**Le dispositif est temporaire, et c'est le point clé**

Ce barème à 8 % a été mis en place fin 2024 avec une date de fin. Selon les informations les plus récentes, son échéance a été repoussée en raison de la période électorale, mais la question reste ouverte. Si le mécanisme temporaire disparaît sans être reconduit, le taux de la première tranche pourrait **revenir à 5 %**. Pour un acheteur étranger, la différence n'est pas symbolique : sur les 6 premiers millions de shekels, passer de 8 % à 5 % change la facture de taxe de plusieurs centaines de milliers de shekels.

**Pourquoi l'État avait relevé ce taux**

Le passage à 8 % visait à refroidir la demande des investisseurs et à libérer des logements pour les acheteurs résidents. Les chiffres montrent que l'effet a été réel. Au premier trimestre 2015, quand le taux d'entrée était de 5 %, les investisseurs avaient acheté 9.117 logements sur le trimestre. Au premier trimestre 2026, ce chiffre est tombé à 3 568, et à 3.462 au deuxième trimestre 2026. Un taux plus élevé a bien fait reculer l'achat d'investissement.

**Ce que ça change concrètement pour un acheteur francophone**

Deux lectures s'imposent. D'un côté, rien n'est décidé : personne ne peut affirmer aujourd'hui que la taxe repassera à 5 %, ni à quelle date. Bâtir son plan de financement sur une baisse hypothétique serait imprudent. De l'autre, un acheteur qui hésite entre signer maintenant ou dans un an doit savoir que le paramètre fiscal peut bouger dans les deux sens, et suivre la décision du gouvernement de près.

Il existe par ailleurs un cas qui échappe à cette logique : celui de l'oleh. Un nouvel immigrant qui achète un logement pour y habiter bénéficie de tranches réduites, sans commune mesure avec les 8 % de l'étranger. Pour un client francophone qui envisage l'alya, la question fiscale ne se résume donc pas au calendrier de ce dispositif temporaire : c'est parfois le statut au moment de la signature qui fait toute la différence.

Notre rôle, chez BH Nadlan, est précisément de poser ce calcul avant l'achat, en fonction de votre statut réel et du barème applicable le jour de la signature, pas d'une estimation approximative.

Source : K.N.E Ltd (services bancaires privés en Israël), article du 13 septembre 2026 ; barèmes de la taxe d'acquisition 2026 de l'Autorité fiscale israélienne.

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