Les programmes neufs

Programmes neufs › Blog

Taux directeur à 3,25 % : pourquoi vous n'emprunterez pas à ce taux en Israël

Publié le 04/10/2026

Quand un client francophone lit que la Banque d'Israël a ramené son taux directeur à 3,25 %, il en tire souvent la mauvaise conclusion : « je vais donc emprunter autour de 3 % ». C'est faux, et l'écart compte. Le taux directeur est celui auquel les banques se refinancent, pas celui auquel elles prêtent à un acquéreur. Entre les deux, il y a la marge de la banque, votre profil, et la façon dont le prêt est construit.

Le taux directeur à 3,25 %, décidé le 28 septembre 2026, est le troisième abaissement d'affilée. Il entraîne le taux prime, qui sert de base à une partie des crédits immobiliers, à 4,75 %. Mais le taux réellement payé sur un crédit neuf est ailleurs. En moyenne, un prêt en shekels non indexé se négocie autour de 4,79 %, et un prêt indexé sur l'inflation (sur une durée de cinq à dix ans) autour de 3,97 %. Autrement dit, même la version « la moins chère » d'un crédit reste au-dessus du taux directeur que tout le monde cite.

Deuxième malentendu : le mot « moyenne ». Le taux moyen publié par la Banque d'Israël agrège des dossiers qui n'ont rien à voir entre eux. Une banque qui accorde beaucoup de prêts à fort taux d'endettement, à des emprunteurs au profil compliqué, affiche une moyenne élevée tout en proposant d'excellentes conditions à ses bons clients. La moyenne décrit la clientèle d'une banque, pas le prix qu'elle vous ferait. C'est pourquoi, d'une banque à l'autre, l'écart entre la plus chère et la moins chère dépasse facilement 0,4 point sur un même dossier, ce qui, sur un crédit important et vingt-cinq ans, se chiffre en dizaines de milliers de shekels.

Troisième point, propre à Israël : un crédit n'est jamais un seul taux. Il se monte en plusieurs tranches : une part à taux fixe non indexé, une part indexée sur l'inflation, une part à taux variable adossée au prime. Chaque tranche a son taux et sa logique. La part indexée affiche le taux le plus bas, mais son capital restant dû grimpe avec l'inflation : le taux affiché n'est pas le coût réel. Comparer deux offres sur le seul « taux de départ » n'a donc pas de sens tant qu'on ne regarde pas la composition du montage et le total effectivement remboursé.

Pour un acheteur résident étranger, deux contraintes s'ajoutent. Le plafond de financement est plus bas : on finance en général jusqu'à 50 % du prix pour un non-résident, contre 75 % pour un logement unique d'un résident ou d'un oleh. Et le dossier bancaire se prépare : justificatifs de revenus traduits, preuve de l'origine des fonds, parfois une garantie. Ce sont ces éléments, bien plus que la décimale du taux directeur, qui décident du taux qu'on vous proposera.

La prochaine décision de la Banque d'Israël est attendue le 21 octobre 2026. Une baisse supplémentaire ferait mécaniquement reculer la part variable des crédits, mais ne changerait pas la règle de fond : le taux que vous paierez dépend d'abord de votre profil et du montage, ensuite seulement du taux directeur. Chez BH Nadlan, nous chiffrons chaque bien avec un taux moyen prudent et le montage réel, pour qu'un client sache ce que son achat coûte vraiment, pas ce qu'un gros titre laisse espérer.

Source : Bizportal et données de la Banque d'Israël (taux directeur du 28 septembre 2026), août-septembre 2026.

Faites votre simulation gratuite

Taxe d'acquisition, frais, financement : le simulateur calcule le coût réel de votre achat en Israël. Une question sur cet article ? Écrivez-nous, le message est déjà prêt.