Taux directeur à 3,25 % : ce que la baisse change pour un acheteur francophone en Israël
Publié le 12/10/2026
La Banque d’Israël a ramené son taux directeur à 3,25 %, en vigueur depuis le 3 septembre 2026. C’est la troisième baisse de l’année, après plusieurs années de taux élevés. Pour un francophone qui prépare un achat en Israël, ce n’est pas un simple détail de presse économique : c’est le coût de son financement qui bouge.
Pourquoi ce taux vous concerne
En Israël, le taux directeur de la Banque centrale sert de base au taux « prime », celui qui porte une grande partie des prêts immobiliers à taux variable. Le prime se calcule simplement : taux directeur plus une marge fixe de 1,5 %. Depuis la dernière décision, il s’établit donc à 4,75 %. Chaque fois que la Banque d’Israël abaisse son taux d’un quart de point, la mensualité sur la part « prime » d’un crédit recule d’environ 15 ₪ par mois pour chaque tranche de 100.000 ₪ empruntés sur vingt à trente ans.
Cela paraît modeste ligne à ligne. Mais sur un prêt de plusieurs centaines de milliers de shekels, étalé sur deux ou trois décennies, l’écart cumulé se compte en dizaines de milliers de shekels.
Un financement moins cher, dans un marché qui respire
Cette détente du crédit arrive au moment où les prix des logements se sont assagis dans plusieurs régions, après une longue période de hausse. L’offre de logements neufs reste abondante, ce qui laisse à l’acheteur une marge de négociation qu’il n’avait pas il y a deux ans. Pour un acheteur étranger, la combinaison est intéressante : un coût de financement en baisse, des promoteurs plus ouverts à la discussion, et un choix de programmes plus large.
Ce que cette baisse ne dit pas
Attention toutefois à ne pas la lire comme une promesse. Le taux « prime » est variable : il suivra les prochaines décisions de la Banque d’Israël, à la hausse comme à la baisse. Un plan de financement sérieux ne se bâtit jamais sur le taux d’un jour, mais sur votre capacité à tenir la mensualité si le taux remonte. C’est d’autant plus vrai pour un non-résident, dont le dossier bancaire israélien obéit à des règles propres : apport plus élevé, justificatifs de revenus venus de l’étranger, conditions souvent négociées au cas par cas.
Notre conseil
Avant de choisir un bien, faites chiffrer votre financement sur votre situation réelle : montant de l’apport, revenus, résidence fiscale, horizon de revente. Un même appartement n’a pas le même coût selon que vous l’achetez comptant, avec un crédit israélien, ou via une structure. La bonne question n’est pas « le taux a-t-il baissé ? », mais « combien ce bien précis me coûte-t-il, à moi, aujourd’hui ? ».
Chez BH Nadlan, nous accompagnons chaque client francophone de la première simulation jusqu’aux clés, avec des courtiers habitués aux dossiers de non-résidents.