Les programmes neufs

Programmes neufs › Blog

Stock record d'appartements invendus en Israël : la fenêtre de négociation que l'acheteur francophone ne voit pas encore

Publié le 28/09/2026

En Israël, un chiffre passe inaperçu des acheteurs étrangers alors qu'il change tout : le nombre d'appartements neufs invendus détenus par les promoteurs a atteint un niveau record, autour de 83.000 logements. Jamais le pays n'avait vu autant de biens terminés ou en cours attendre un acquéreur. Pour un francophone qui envisage d'acheter, c'est moins une mauvaise nouvelle qu'une information à exploiter.

Il faut comprendre le paradoxe du marché actuel. Les prix affichés, eux, ne s'effondrent pas : ils ont même recommencé à monter légèrement ces derniers mois. Le volume de transactions, en revanche, reste faible. Autrement dit, peu de gens achètent, mais ceux qui vendent tiennent leurs prix de vitrine. Le vrai mouvement ne se lit pas sur l'étiquette. Il se lit dans ce que les promoteurs sont prêts à concéder pour écouler leur stock.

Et là, les concessions sont réelles. Face à des coûts financiers et de portage devenus lourds, des promoteurs proposent des remises pouvant atteindre environ 13 % du prix, soit jusqu'à 700.000 shekels sur certains programmes. Ces réductions ne s'affichent pas dans une brochure : elles se négocient, dossier par dossier, et prennent souvent la forme d'un aménagement du calendrier de paiement plutôt que d'une baisse brute du prix. C'est précisément le genre d'avantage qu'un acheteur mal accompagné laisse passer sans même savoir qu'il existait.

Ce contexte tient à plusieurs forces qui se rejoignent. D'un côté, l'offre s'est resserrée pendant les années de guerre, avec moins de mises en chantier. De l'autre, la demande a été repoussée : de jeunes couples israéliens et des acheteurs étrangers ont différé leur projet. Résultat, un stock important s'est accumulé chez les promoteurs pendant que les acquéreurs restaient sur la touche, freinés par le coût du crédit.

Or ce coût du crédit vient précisément de changer de direction. La Banque d'Israël a abaissé son taux directeur à 3,25 % le 1er septembre 2026, prolongeant un cycle d'assouplissement. Un financement moins cher redonne peu à peu du pouvoir d'achat aux ménages israéliens. Quand cette demande locale reviendra pour de bon, le rapport de force actuel (un acheteur rare face à un promoteur pressé de vendre) se refermera.

C'est tout l'intérêt du moment présent pour un acheteur francophone. Aujourd'hui, celui qui se présente avec un dossier solide et un financement clair négocie en position de force sur un marché où les promoteurs veulent réduire leur stock. Demain, si le crédit continue de baisser et que les Israéliens reviennent en masse, cette marge de négociation se réduira mécaniquement.

Encore faut-il savoir où regarder. Un stock record ne veut pas dire que n'importe quel programme est une bonne affaire : certains invendus le sont pour de bonnes raisons : emplacement, qualité de construction, montage financier tendu. L'enjeu, pour un acheteur qui vit en France, n'est pas de courir après la remise la plus spectaculaire, mais d'identifier le bon programme au bon endroit, puis de faire jouer ce contexte pour obtenir de meilleures conditions.

C'est exactement le rôle d'un accompagnement sérieux : lire le marché derrière les prix affichés, repérer les promoteurs réellement sous pression, et transformer un stock record en conditions concrètes pour l'acheteur. La fenêtre est ouverte. Elle ne le restera pas indéfiniment.

Source : Ynet (rubrique économie) et données de marché, septembre 2026.

Faites votre simulation gratuite

Taxe d'acquisition, frais, financement : le simulateur calcule le coût réel de votre achat en Israël. Une question sur cet article ? Écrivez-nous, le message est déjà prêt.