Résidents de l’étranger : 14,1 milliards de shekels de prêts immobiliers en Israël, en hausse de 50 % en deux ans et demi
Publié le 03/11/2026
Les Juifs de la diaspora achètent de plus en plus en Israël, même lorsqu’ils n’ont pas l’intention d’y habiter tout de suite. C’est ce que montre une analyse publiée par le quotidien Maariv, à partir de graphiques de la Banque d’Israël et de données traitées par le département de l’économiste en chef du ministère des Finances.
## Ce que disent les chiffres
L’encours des prêts immobiliers détenus par les résidents de l’étranger est passé d’environ 9,5 milliards de shekels début 2024 à environ 14,1 milliards de shekels à la mi-2026. C’est une hausse d’environ 50 % en deux ans et demi.
Du côté des transactions, les résidents de l’étranger ont acheté 699 appartements au cours des cinq premiers mois de 2026, soit en moyenne environ 140 logements par mois.
## Pourquoi la hausse de l’encours est en partie décalée
Selon Naomi Cohen, vice-présidente de l’Association des conseillers en prêts immobiliers, une partie de la hausse actuelle reflète des achats conclus fin 2024. Cette période avait vu un net afflux d’acheteurs résidant à l’étranger. Or les prêts ne sont pas versés à la signature du contrat : ils le sont par étapes, selon l’échéancier de paiement, en particulier pour un logement neuf. Les crédits n’apparaissent donc dans les statistiques que quelques mois, parfois davantage, après la décision d’achat.
## Une motivation qui n’est pas que financière
Toujours selon Naomi Cohen, de plus en plus de Juifs de la diaspora achètent un logement en Israël pour renforcer leur lien avec le pays : sécurité, sentiment d’appartenance, projet d’avenir. L’investissement locatif n’est plus la seule raison.
## Les limites de ces données
Ces statistiques ne couvrent que les résidents de l’étranger. Elles n’incluent ni les nouveaux immigrants, ni les personnes qui prévoient de s’installer en Israël et achètent déjà un bien. Elles ne permettent donc pas de mesurer l’ampleur de l’alyah, comme le souligne l’article lui-même.
## Ce que cela signifie pour un acheteur francophone
Si vous résidez en France et envisagez d’acheter en Israël, vous n’êtes pas un cas isolé : les banques israéliennes financent de plus en plus de dossiers de ce type. Deux points pratiques à retenir :
- le financement d’un logement neuf se débloque par étapes, au rythme de l’échéancier du promoteur, et non en une seule fois ;
- votre statut de résident (ou non) a des conséquences sur le crédit comme sur la fiscalité, ce qui mérite d’être clarifié avant de signer.
Chez BH Nadlan, nous accompagnons des acheteurs francophones depuis le premier contact en France jusqu’à la remise des clés. Si vous souhaitez étudier votre situation, contactez-nous.
Source : Maariv, rubrique immobilier, 23 juillet 2026.