Prix du logement en Israël : onzième baisse annuelle en douze mois, ce que cela change pour un acheteur
Publié le 18/10/2026
Les chiffres publiés le 15 octobre 2026 par le Bureau central des statistiques confirment une tendance que suivent de près les acheteurs étrangers : les prix des logements en Israël continuent de reculer sur un an.
**Ce que disent les chiffres**
Selon l’indice des transactions conclues en juillet et août 2026, le prix des logements, neufs et anciens confondus, a baissé de 0,6 % par rapport à la période juin-juillet. Sur un an, la baisse atteint 1,8 %. D’après Calcalist, il s’agit de la onzième baisse annuelle sur les douze derniers mois, la plus longue série de ce type depuis dix ans.
Pour les logements neufs, le recul annuel est plus modéré : 0,4 %. Ynet précise que 45,8 % des transactions de logements neufs ont bénéficié d’une aide publique, contre 40,0 % sur la période précédente. Si l’on exclut ces ventes aidées, la baisse des logements neufs grimpe à 0,8 %.
**Des écarts selon les régions**
Sur un an, tous les districts affichent une baisse :
- Centre : 2,7 %
- Tel-Aviv : 1,9 %
- Sud : 1,5 %
- Haïfa : 1,4 %
- Nord : 0,8 %
- Jérusalem : 0,2 %
Sur un mois, les évolutions sont plus contrastées : Haïfa progresse de 0,4 %, tandis que le Centre recule de 0,7 %, Tel-Aviv de 0,9 % et le Nord de 1,5 %. Jérusalem baisse de 0,3 % et le Sud de 0,1 %.
**Les loyers, eux, continuent de monter**
Dans le même temps, les loyers augmentent. L’indice des prix de septembre relève une hausse de 0,4 % sur le mois. Selon Ynet, les locataires qui renouvellent leur bail paient en moyenne 2,4 % de plus, et les nouveaux locataires 5,3 % de plus. L’inflation annuelle s’établit à 1,6 %, et le taux directeur de la Banque d’Israël est de 3,25 %.
**Ce que cela signifie pour un acheteur francophone**
Ces données décrivent des transactions passées et des moyennes nationales. Elles ne disent rien du prix d’un projet précis : un programme neuf à Jérusalem, à Netanya ou à Ashdod obéit à sa propre dynamique, et les conditions de paiement proposées par le promoteur pèsent autant que le prix affiché.
Trois points méritent l’attention d’un acheteur :
- comparer un bien à des transactions récentes dans le même quartier, et non à la moyenne du pays ;
- examiner l’échéancier de paiement et l’indexation, qui influencent le coût réel de l’achat ;
- faire le calcul du financement et de la fiscalité avant de choisir, en particulier lorsque l’on achète depuis l’étranger.
Un marché où les prix reculent et où les loyers progressent peut ouvrir des marges de négociation, à condition de bien comparer les offres. C’est précisément le rôle d’un accompagnement local : vérifier les chiffres d’un projet, simuler l’achat et vous éviter les mauvaises surprises.
Source : Calcalist et Ynet, 15 octobre 2026.