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Olim : les nouveaux avantages fiscaux qui changent le calcul d'un achat en Israël

Publié le 07/10/2026

Pour un francophone qui prépare son alyah et pense déjà à acheter un appartement en Israël, la fiscalité pèse souvent autant que le prix du bien lui-même. Une réforme des avantages réservés aux nouveaux immigrants vient d'être détaillée, et elle mérite qu'on s'y arrête avant de signer quoi que ce soit.

Le premier avantage, bien connu, ne bouge pas : pendant dix ans, un nouvel oleh reste exonéré d'impôt israélien sur les revenus qu'il génère hors d'Israël, qu'il s'agisse d'un salaire, d'une activité professionnelle ou de placements. C'est ce qui permet à beaucoup de continuer leur activité en France tout en s'installant ici.

La nouveauté concerne les revenus gagnés en Israël même. Un oleh qui arrive entre le 5 novembre 2025 et le 31 décembre 2026 bénéficie d'une exonération partielle sur ses salaires et les revenus de son activité en Israël, avec un plafond qui décroît d'année en année : 600.000 shekels en 2026 (calculés au prorata de la date d'arrivée), un million de shekels en 2027 et en 2028, puis 350.000 shekels en 2029 et 150.000 en 2030. Autrement dit, les premières années après l'installation, une partie du revenu israélien échappe à l'impôt, un vrai coup de pouce pour qui veut à la fois travailler ici et rembourser un crédit immobilier.

Pour l'achat du logement, l'avantage le plus concret reste l'impôt d'acquisition (mas rechisha). Un oleh qui achète sa résidence unique est exonéré jusqu'à environ 1,98 million de shekels, ne paie que 0,5 % sur la tranche comprise entre ce seuil et six millions de shekels, et retombe sur les barèmes habituels au-delà. La différence avec un acheteur ordinaire se compte en dizaines de milliers de shekels. Ce droit n'est pas réservé au jour de l'arrivée : il s'ouvre un an avant l'alyah et reste valable jusqu'à sept ans après, ce qui laisse le temps de bien choisir son bien plutôt que d'acheter dans la précipitation.

Deux points méritent toute l'attention d'un acheteur francophone. D'abord, ces avantages supposent qu'il s'agit bien de la résidence unique de l'oleh en Israël : une personne qui possède déjà un autre logement ici perd le bénéfice. Ensuite, le statut change tout. Un résident étranger qui n'a pas le statut d'oleh paie, lui, l'impôt d'acquisition aux taux les plus élevés (8 % jusqu'à un peu plus de six millions de shekels, puis 10 %) sans la tranche exonérée. Le même appartement coûte donc nettement plus cher en impôts selon qu'on l'achète avant ou après avoir officialisé son alyah.

La leçon pratique est simple : le calendrier de l'alyah et celui de l'achat doivent être pensés ensemble, pas séparément. Un client qui hésite encore sur sa date d'installation a parfois intérêt à caler l'une sur l'autre pour ne pas passer à côté d'une économie importante. C'est exactement le genre de question qu'il vaut mieux poser avant de réserver un bien, et sur laquelle nous accompagnons chaque dossier au cas par cas.

Source : Ynet Economie · « Nouveaux immigrants ? Voici vos nouveaux avantages fiscaux », 2026.

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