Mises en chantier en Israël : où construit-on vraiment en 2026 ?
Publié le 11/10/2026
Le Bureau central des statistiques israélien vient de publier son bilan des mises en chantier sur douze mois, de juillet 2025 à juin 2026. Le chiffre national recule : 76.040 logements ont commencé à sortir de terre sur la période, contre 81.760 lors des douze mois précédents, soit une baisse de 7 %. Pour qui prépare un achat en Israël depuis la France, ce n'est pas une mauvaise nouvelle en soi, mais un signal à lire correctement.
Premier point : construire moins vite ne veut pas dire qu'il n'y a rien à acheter. À la fin du mois de juin 2026, 217.240 logements étaient en construction active dans le pays. C'est un stock considérable de biens neufs, à différents stades d'avancement, qui arriveront sur le marché dans les deux à trois années qui viennent. L'enjeu, pour un acheteur, n'est donc pas la pénurie globale mais le choix de la ville et du bon moment d'entrée dans un programme.
Deuxième point, le plus utile : la moyenne nationale cache des écarts énormes d'une ville à l'autre. Certaines communes voient leur rythme de construction exploser, parce qu'un ou plusieurs grands projets viennent d'y être lancés. Sur les douze mois étudiés, Kfar Saba arrive largement en tête avec une hausse de 538 % des mises en chantier : 983 logements lancés, contre 154 un an plus tôt. Suivent Herzliya (+174 %), Ashdod et Ashkelon (+165 % chacune) et Guedera (+119 %).
Ce que cela dit concrètement à un acheteur francophone : une ville qui construit beaucoup aujourd'hui est une ville où l'offre neuve sera abondante demain, avec un vrai choix de typologies, d'étages et d'orientations, et une marge de négociation plus réaliste qu'ailleurs. À l'inverse, dans une commune où presque rien ne démarre, les quelques programmes disponibles se vendent vite et laissent peu de place à la discussion.
Il faut toutefois manier ces pourcentages avec prudence. Une hausse de plusieurs centaines de pour cent, comme à Kfar Saba, part souvent d'une base très basse : elle traduit le lancement d'un gros projet ponctuel, pas forcément une tendance de fond installée sur dix ans. C'est justement le travail d'accompagnement en amont : distinguer la ville qui construit durablement de celle qui connaît un pic isolé, et vérifier que le programme visé correspond au projet de vie réel, qu'il s'agisse d'une résidence principale, d'un pied-à-terre pour les vacances ou d'un investissement destiné à la location.
Dernier élément de contexte : si les mises en chantier ralentissent au niveau national, c'est en partie parce que la construction reste longue et que de nombreux chantiers déjà lancés occupent les promoteurs. Pour l'acheteur, cela renforce l'importance de regarder les délais de livraison annoncés avec réalisme, et de sécuriser par écrit les échéances de paiement et la date de remise des clés avant de s'engager.
En résumé, le marché neuf israélien ne manque pas de biens : il se déplace. La bonne question n'est pas « est-ce qu'on construit encore ? », mais « où, et pour quel type d'acquéreur ? ». C'est exactement sur ce point qu'un accompagnement sur le terrain, ville par ville et programme par programme, fait la différence.
Source : Ynet (rubrique Économie), d'après les données du Bureau central des statistiques israélien (Lamas), bilan sur douze mois de juillet 2025 à juin 2026.