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Mas rechisha : pourquoi les taux « investisseur » restent en vigueur jusqu’en 2027

Publié le 05/11/2026

Pour un Français qui envisage d’acheter un bien en Israël sans y résider, la taxe d’achat (mas rechisha) est l’un des premiers postes à intégrer dans le budget. Une information récente de la presse économique israélienne mérite d’être connue avant de planifier une transaction : les taux majorés qui s’appliquent aux acquéreurs d’un logement supplémentaire ne devraient pas baisser au début de 2027.

## Ce qui a été annoncé

Selon le site économique Bizportal, l’Autorité fiscale israélienne a indiqué que la disposition temporaire qui fixe des taux de taxe d’achat plus élevés pour quiconque achète un logement qui n’est pas son unique bien continue de s’appliquer jusqu’au 10 février 2027 inclus.

Le directeur de l’Autorité fiscale, Shai Aharonovich, explique que, en application de l’article 38 de la Loi fondamentale sur la Knesset, les tranches qui devaient revenir à 5 % et à 6 % ne reviennent pas pour le moment. Il ajoute qu’il ne voit pas de baisse de la fiscalité en 2027.

Le contexte compte : cette prolongation est liée au calendrier électoral. Lorsque l’échéance d’une disposition temporaire tombe autour d’une période d’élections, la loi permet de la prolonger, et le sujet devra ensuite être tranché par le prochain gouvernement et la prochaine Knesset. Bizportal rappelle aussi que les promoteurs ont fait pression pour obtenir un allègement pour les investisseurs, sans succès à ce jour.

## Les taux concernés

D’après les guides publiés par des cabinets et des sites spécialisés, le barème applicable à un logement qui n’est pas l’unique bien de l’acheteur est le suivant : 8 % jusqu’à 6.055.070 ₪, puis 10 % au-delà de ce seuil. Les mêmes sources indiquent que les tranches du barème pour un logement unique sont gelées par la loi sur les arrangements économiques pour 2025 à 2027, avec une prochaine mise à jour attendue en janvier 2028.

Ces chiffres varient légèrement d’un site à l’autre. Avant de vous appuyer sur l’un d’eux, vérifiez-les avec le simulateur officiel de l’Autorité fiscale, disponible sur gov.il.

## Ce que cela change pour un acheteur francophone

Un acheteur non résident fiscal israélien est, en règle générale, taxé comme un investisseur. Pour lui, l’enjeu n’est donc pas d’attendre une baisse hypothétique, mais d’intégrer dès le départ le taux majoré dans le calcul de rentabilité et dans le plan de financement.

Quelques réflexes utiles :

- Calculer la taxe d’achat sur le prix réel du bien, avec le barème en vigueur à la date de la signature, et non à la date de la réservation.
- Ne pas bâtir un projet sur l’espoir d’une baisse en 2027 : le directeur de l’Autorité fiscale dit lui-même qu’il n’en voit pas.
- Faire confirmer sa situation de résidence fiscale par un avocat israélien avant la signature, car c’est elle, davantage que le passeport, qui détermine le barème applicable.
- Prévoir, au-delà de la taxe d’achat, les honoraires d’avocat et les autres frais d’acquisition.

## En pratique

La visibilité est plutôt bonne à court terme : le régime actuel reste en place au moins jusqu’en février 2027, et rien n’annonce de changement avant les décisions du prochain gouvernement. Pour un acheteur qui a déjà identifié son projet, cela permet de chiffrer l’opération avec des paramètres stables.

Chez BH Nadlan, nous établissons avec chaque client une simulation complète avant toute décision, taxe d’achat comprise, afin que le budget final ne réserve pas de surprise.

Source : Bizportal, article sur le maintien du taux élevé de la taxe d’achat pour les investisseurs, consulté le 5 novembre 2026.

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