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Immobilier en Israël : les prix repartent doucement, mais pas partout · le relevé de septembre 2026

Publié le 27/09/2026

Après deux années de baisse qui ont suivi le début de la guerre d'octobre 2023, les prix des logements en Israël ont recommencé à monter, très légèrement. Sur la période mai-juin 2026, l'indice des prix publié par le Bureau central des statistiques progresse de 0,1 % par rapport aux deux mois précédents. Le chiffre paraît minuscule, mais il marque un tournant : sur les douze derniers mois, les prix avaient reculé huit fois, et le seul recul d'avril-mai avait été le plus fort en huit ans (−1 %). En rythme annuel, le marché reste d'ailleurs orienté à la baisse : −1,5 % par rapport à la même période un an plus tôt.

**Un marché à deux vitesses selon les régions**

La moyenne nationale cache des écarts qu'un acheteur francophone a tout intérêt à connaître avant de choisir sa ville. Sur mai-juin 2026, Jérusalem monte de 1,8 %, Haïfa de 1,5 %, le Nord de 0,9 % et le Sud de 0,7 %. À l'inverse, le district central recule de 1 % et Tel-Aviv de 0,7 %. Sur un an, l'écart est encore plus net : Jérusalem gagne 1,8 % et le Nord 1,6 %, quand le district central perd 4,1 %, Haïfa 1,8 % et Tel-Aviv 1,7 %.

Les prix de vente moyens rappellent, eux, la hiérarchie habituelle : environ 3,58 millions de shekels à Tel-Aviv, 2,91 millions à Jérusalem, 2,73 millions dans le district central, 1,93 million à Haïfa, 1,66 million dans le Sud et 1,52 million dans le Nord. Autrement dit, les régions qui montent aujourd'hui ne sont pas forcément les plus chères : une donnée utile pour qui cherche à la fois un cadre de vie et une marge de valorisation.

**Le volume, lui, est reparti franchement**

Le signal le plus fort n'est pas dans les prix mais dans le nombre de transactions. En juin 2026, 8.757 logements ont été vendus, soit 50 % de plus qu'en juin 2025. Le neuf bondit de 84 % (3.593 ventes), l'ancien de 33 % (5.164 ventes), et les acheteurs investisseurs progressent de 64 % (1.392 transactions). Un marché où les prix se stabilisent pendant que les volumes remontent, c'est en général le moment où les acheteurs cessent d'attendre : la fenêtre où l'on négocie encore se referme progressivement.

**Ce que la force du shekel change pour un acheteur en euros**

Un point mérite une attention particulière quand on achète depuis la France ou la Belgique : le shekel s'est renforcé d'environ 10 % en un an, avec une amplitude de plus de 20 % sur seize mois (autour de 2,99 shekels pour un dollar à la date du relevé). Concrètement, un bien affiché au même prix en shekels coûte aujourd'hui sensiblement plus cher converti en euros qu'il y a un an. Le calcul immobilier pur (prix, quartier, financement) ne suffit donc pas : le moment de transférer ses fonds et le taux de change obtenu pèsent parfois autant que la remise arrachée au vendeur.

La lecture d'ensemble est celle d'un marché qui se rééquilibre plutôt qu'il ne s'emballe : les prix touchent un plancher région par région, les volumes confirment le retour des acheteurs, et la géographie compte plus que jamais. Pour un projet d'achat en Israël, cela plaide pour agir de façon ciblée (la bonne ville, le bon programme, le bon moment pour changer ses euros) plutôt que d'attendre une baisse générale qui, chiffres à l'appui, semble derrière nous.

Source : The Times of Israel, relevé mensuel du marché du logement, 4 septembre 2026, d'après les données du Bureau central des statistiques (למ״ס) et du ministère des Finances.

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