Immobilier en Israël : les prix reculent de 1,8 % sur un an, ce que ça change pour un acheteur francophone
Publié le 20/10/2026
Le Bureau central des statistiques (Lamas) a publié, avec l’indice des prix à la consommation de septembre, la dernière photographie du marché des logements en Israël. Le message est clair : les prix continuent de se tasser, avec des écarts importants selon les régions.
## Ce que disent les chiffres
Sur les transactions conclues en juillet et août 2026, l’indice des prix des logements (neufs et anciens confondus) recule de 0,6 % par rapport à juin et juillet. Sur un an, la baisse atteint 1,8 %. Calcalist souligne que les prix ont reculé sur douze mois dans onze des douze derniers mois, la plus longue séquence de ce type depuis dix ans.
La baisse annuelle touche toutes les régions :
- Centre : -2,7 %
- District de Tel-Aviv : -1,9 %
- Sud : -1,5 %
- Haïfa : -1,4 %
- Nord : -0,8 %
- Jérusalem : -0,2 %
Jérusalem est donc la région la plus stable, tandis que le Centre enregistre le recul le plus marqué.
## Le neuf : une baisse plus faible, mais un indice à lire avec prudence
Pour les logements neufs, l’indice baisse de 0,4 % sur un an. Un point mérite l’attention : la part des transactions dites « aidées » par l’État (les programmes de vente à prix encadré) est passée de 40,0 % à 45,8 % d’une période à l’autre. Si l’on retire ces ventes, l’indice du neuf recule de 0,8 %. Autrement dit, une partie de la stabilité apparente du neuf s’explique par la composition des ventes, pas seulement par le niveau des prix du marché libre.
## Un contexte d’inflation faible
L’indice des prix à la consommation a baissé de 0,5 % en septembre, plus que ne l’attendaient les analystes (entre 0,2 % et 0,3 % de baisse). L’inflation annuelle ressort à 1,6 %, contre 1,5 % en août. Les loyers, eux, continuent de monter : +0,4 % sur le mois, et selon ynet +5,3 % pour les nouveaux locataires sur la période étudiée.
## Ce que cela change pour un acheteur francophone
Pour quelqu’un qui envisage d’acheter en Israël depuis la France, ces données invitent à raisonner par région et par type de bien, plutôt que sur une moyenne nationale :
- Un marché moins tendu laisse davantage de marge de discussion, notamment sur les biens anciens et dans le Centre.
- Dans le neuf, les conditions de paiement proposées par le promoteur pèsent souvent autant que le prix affiché. Elles se comparent projet par projet.
- Les loyers qui montent alors que les prix se tassent améliorent mécaniquement le rendement locatif brut d’un bien, à vérifier au cas par cas.
- Une moyenne nationale ne dit rien d’un quartier précis : la rue, l’étage et le calendrier de livraison comptent davantage.
Chez BH Nadlan, nous accompagnons les acheteurs francophones du premier contact jusqu’à la remise des clés, avec une lecture concrète du marché adaptée à leur projet.
Source : Calcalist et ynet, d’après les données du Bureau central des statistiques, 15 octobre 2026.