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Immobilier en Israël : au premier semestre 2026, les prix divergent fortement d’une ville à l’autre

Publié le 07/10/2026

Pour un acheteur francophone qui prépare son installation ou son investissement en Israël, une idée a la vie dure : les prix monteraient partout, tout le temps. Les chiffres du premier semestre 2026, publiés par le Bureau central des statistiques israélien, racontent une histoire plus nuancée. À l’échelle du pays, le prix moyen d’un appartement s’est établi à environ 2,392 millions de shekels, contre 2,303 millions un an plus tôt, soit une hausse de 3,9 %. Une progression réelle, mais loin d’être uniforme.

Le centre et la façade côtière tirent le marché vers le haut

Tel Aviv reste la ville la plus chère, avec un prix moyen de 4,45 millions de shekels, en hausse de 6,6 % sur un an. Ashdod suit avec 2,172 millions (+6,1 %), devant Rehovot à 2,690 millions (+5,1 %), Kfar Saba à 2,935 millions (+4,9 %) et Haifa à 1,780 million (+4,7 %). Ce sont des villes où la demande se concentre : bassins d’emploi, transports, proximité de la mer, communautés francophones déjà installées. Quand on achète dans ces zones, il faut donc accepter que le point d’entrée reste élevé et que la négociation se joue à la marge.

Plusieurs villes, elles, ont vu leurs prix reculer

À l’inverse, le même rapport montre des baisses par rapport au premier semestre 2025. Bat Yam enregistre le recul le plus net, à 2,24 millions de shekels (-3,1 %). Viennent ensuite Hadera à 2,065 millions (-1,3 %), Ashkelon à 1,674 million (-1 %), Herzliya à 3,782 millions (-0,9 %), Ramat Gan à 3,072 millions (-0,8 %) et Petah Tikva à 2,538 millions (-0,5 %). Des baisses modérées, mais qui suffisent à casser l’idée d’un marché qui monte en bloc.

Ce que cela change quand on achète depuis la France

La première leçon est qu’il n’existe pas un marché israélien, mais des dizaines de marchés locaux qui ne bougent pas au même rythme. Comparer le prix au mètre carré d’une ville à celui d’une autre, ou raisonner sur une moyenne nationale, conduit à se tromper de budget. La deuxième leçon est que les écarts se creusent entre le centre, qui reste tendu, et une partie de la périphérie et de certaines villes de la région de Tel Aviv, où les vendeurs commencent à ajuster leurs prix. Pour un acheteur patient, ces villes en léger repli peuvent offrir une marge de discussion que Tel Aviv ne laisse plus.

Il faut aussi garder en tête le contexte du crédit. Toujours selon le Bureau central des statistiques, le volume des prêts immobiliers accordés au premier semestre 2026 a atteint 79,6 milliards de shekels, en hausse de 13,8 % sur un an : les Israéliens continuent d’acheter et de s’endetter, même dans un marché plus cher. Pour un résident étranger, dont le financement et la fiscalité obéissent à des règles particulières, cela veut dire que la concurrence locale reste réelle, y compris dans les villes où les prix baissent légèrement.

Chez BH Nadlan, nous partons toujours de cette réalité ville par ville : votre budget, votre statut (résident étranger ou futur olé), et la zone qui correspond vraiment à votre projet, plutôt que d’une moyenne qui ne veut rien dire. C’est la seule façon de savoir si une baisse affichée est une vraie opportunité ou un simple effet d’optique.

Source : Ynet (rubrique Économie), d’après les données du Bureau central des statistiques israélien, 15 septembre 2026.

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