Crédits immobiliers en Israël : 88,3 milliards de shekels depuis janvier, alors que les prix reculent
Publié le 26/10/2026
Les Israéliens empruntent beaucoup, alors que les prix de l'immobilier baissent. Ce contraste, relevé par le quotidien Maariv à partir des données de la Banque d'Israël et du Bureau central des statistiques, éclaire la situation du marché pour un acheteur francophone qui prépare son projet.
**Un volume de crédits proche des records**
Les prêts immobiliers accordés en septembre 2026 ont atteint 8,7 milliards de shekels, soit 9,1 milliards en incluant les prêts à usage libre. C'est environ 20 % de moins qu'en août, mais l'explication est calendaire : les fêtes de Tichri ont réduit le nombre de jours ouvrables.
Sur les neuf premiers mois de l'année, les prêts immobiliers totalisent 88,3 milliards de shekels, en hausse d'environ 12 % par rapport à la même période de l'an dernier. Le rythme annuel est légèrement supérieur à celui des années de pic 2021 et 2022. Au troisième trimestre, les prêts destinés à l'achat d'un logement ont atteint 31,1 milliards de shekels, en hausse de 17 % par rapport au deuxième trimestre 2025, tandis que le nombre de prêts n'a progressé que de 9 %. Autrement dit, le montant moyen emprunté augmente.
**Des montants moyens élevés**
Depuis janvier, le prêt moyen s'établit à environ 1,08 million de shekels. Pour l'achat d'un logement neuf auprès d'un promoteur, hors logements à prix réduit, il atteint environ 1,29 million de shekels, contre environ 1,24 million pour un bien d'occasion.
**Les conditions de financement**
Le taux nominal moyen pondéré est de 4,35 % en septembre, contre 4,38 % en août. La part du taux lié au prime passe de 24 % à 26 % des montants, tandis que les prêts indexés sur l'inflation restent autour de 8 %. Le taux de référence de la Banque d'Israël est de 3,25 %.
**Des prix en recul, un stock de logements neufs important**
Côté prix, l'indice a baissé de 0,6 % en juillet et de 1,8 % sur un an. Le centre du pays recule de 2,7 % sur un an, Jérusalem de 0,2 %. Les prix restent toutefois supérieurs de 5,5 % à leur niveau d'il y a trois ans. Le stock de logements neufs invendus s'élevait à 85,7 mille unités en août, tout près du pic de janvier (86,3 mille). Les ventes d'août ont atteint 7.532 logements, en légère baisse sur un mois et en hausse d'environ 2 % depuis le début de l'année.
**Ce que cela signifie pour un acheteur depuis l'étranger**
Ces chiffres décrivent un marché où le financement reste actif, mais où l'offre est abondante et où les prix ne s'envolent pas. Pour un acheteur francophone, cela donne une marge de négociation et de choix, à condition de ne pas se contenter de la moyenne nationale : l'évolution diffère nettement selon les régions, comme le montre l'écart entre le centre et Jérusalem. Le point de départ reste le même : définir son budget réel, vérifier les conditions de financement applicables à son statut de non-résident ou d'oleh, et comparer les programmes avant de s'engager.
Chez BH Nadlan, nous accompagnons chaque client dans cette analyse, du premier échange en France jusqu'à la remise des clés.
Source : Maariv, 25 octobre 2026, d'après les données de la Banque d'Israël et du Bureau central des statistiques.