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Crédit immobilier en Israël : les ventes ralentissent, mais emprunter devient plus sain

Publié le 30/09/2026

En Israël, un chiffre attire l'attention à la fin de l'été 2026 : alors que les ventes de logements ralentissent, le crédit immobilier, lui, se porte mieux. C'est en apparence un paradoxe. En réalité, c'est un signal utile pour qui prépare un achat depuis la France.

## Un crédit moyen qui se resserre

Selon les données de la Banque d'Israël pour le mois d'août 2026, le montant moyen d'un nouveau crédit immobilier est passé de 1,117 million de shekels le mois précédent à 1,061 million de shekels, pour une moyenne annuelle de 1,087 million. Autrement dit, les ménages empruntent un peu moins pour un même achat. C'est cohérent avec un marché où les prix ont cessé de grimper et où l'acheteur retrouve une marge de négociation.

Sur l'ensemble de l'année, le volume reste soutenu : de janvier à août 2026, les banques ont accordé environ 79,6 milliards de shekels de crédits au logement, en hausse de 13,8 % par rapport à la même période un an plus tôt. Le seul mois d'août représente près de 10,9 milliards de shekels. Le crédit circule donc, même quand les transactions ralentissent.

## Moins de retards de paiement

Le point le plus parlant concerne la solidité des emprunteurs. Le montant des arriérés de remboursement a reculé, de 4,239 à 4,102 milliards de shekels d'un mois sur l'autre. Le taux de retard est retombé de 0,63 % à 0,61 %, loin de son pic d'octobre 2025 (0,69 %). L'Association des conseillers en crédit y voit « des signes de soulagement chez les ménages ».

Ces niveaux restent, à l'échelle française, remarquablement bas : moins de 1 % des crédits en retard. Cela dit quelque chose de la prudence du système bancaire israélien, qui encadre strictement l'apport et la capacité de remboursement avant d'accorder un prêt.

## Le refinancement repart doucement

Autre signal : la part des rachats de crédit d'une banque à une autre est remontée de 7 % à 7,7 %. On reste en dessous du pic de décembre 2025 (9 %), mais le mouvement montre que les emprunteurs recommencent à faire jouer la concurrence pour améliorer leurs conditions, après une longue période de taux élevés.

## Ce que cela change pour un acheteur francophone

Pour un acheteur venu de France, trois enseignements concrets. D'abord, le marché du crédit est actif et disponible : la Banque d'Israël a ramené son taux directeur à 3,25 % en septembre, et les banques prêtent. Ensuite, la baisse du crédit moyen confirme que les prix ne montent plus mécaniquement ; c'est une fenêtre pour négocier, pas pour se précipiter. Enfin, la faiblesse des retards de paiement rappelle que les banques israéliennes valident un dossier avant de financer : mieux vaut préparer en amont son apport et ses justificatifs d'origine des fonds.

Attention toutefois : ces chiffres décrivent le marché israélien dans son ensemble. Un résident étranger n'emprunte pas aux mêmes conditions qu'un résident israélien. Le plafond de financement dépend du profil : il est plus élevé pour un résident ou un oleh achetant son logement unique, plus bas pour un résident étranger. Chaque dossier se chiffre au cas par cas, avant même de choisir un bien.

Le message de fond reste simple : le ralentissement des ventes n'est pas une fragilité du crédit, c'est un marché qui respire. Pour un acheteur préparé, c'est plutôt une bonne nouvelle.

Source : Mercaz HaNadlan (מרכז הנדל"ן), 24 septembre 2026, d'après les données de la Banque d'Israël pour août 2026.

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