Crédit immobilier en Israël : 88,3 milliards de shekels empruntés depuis janvier, malgré un mois de septembre plus calme
Publié le 21/10/2026
Les chiffres de la Banque d’Israël pour le mois de septembre viennent de tomber, et ils racontent une histoire plus nuancée qu’il n’y paraît. Sur le mois, les ménages israéliens ont emprunté 8,66 milliards de shekels pour acheter un logement, soit environ 20 % de moins qu’en août. Mais depuis le début de l’année, le total atteint 88,3 milliards de shekels, en hausse de 12 % par rapport à la même période de 2025.
## Un recul de septembre surtout lié aux fêtes
Septembre a été un mois court : les fêtes de Tishri ont réduit le nombre de jours ouvrés dans les banques. L’Association des conseillers en crédit immobilier a donc recalculé l’activité par jour ouvré, en comptant les jours de fête pour moitié. Résultat : environ 536 millions de shekels prêtés par jour en septembre, contre environ 520 millions en août, soit une hausse d’environ 3 %. Autrement dit, la demande de crédit ne faiblit pas ; c’est le calendrier qui a pesé sur le total du mois.
Pour l’association, « le marché reste solide et stable, et il évolue différemment du marché immobilier, qui s’est affaibli ».
## Pourquoi tant de crédits alors que les ventes ralentissent ?
C’est le point qui intéresse le plus un acheteur. Globes souligne l’écart entre un marché du crédit très actif et la faiblesse des nouvelles transactions. L’explication avancée : une grande partie des crédits signés aujourd’hui correspond à des achats faits il y a plusieurs mois ou plusieurs années, avec des facilités de paiement accordées par les promoteurs. Ces acheteurs ont souvent versé une petite partie du prix à la signature et réglé le solde plus tard. Ce solde arrive aujourd’hui à échéance, et il se transforme en crédit immobilier.
Pour un acheteur francophone, c’est une information utile : le volume de crédit ne signifie pas que les acheteurs se bousculent. Il traduit en partie le passé. Le rythme des ventes, lui, reste plus lent, ce qui laisse de la place à la discussion avec les vendeurs et les promoteurs.
## Ce que montrent les choix des emprunteurs
Quelques tendances ressortent des données de septembre :
- la part des prêts indexés sur l’inflation est tombée à 8 %, son niveau le plus bas depuis plusieurs années ;
- la part des prêts à taux variable adossés au taux de base (le « prime ») est passée de 24 % à 26 % ;
- le taux moyen pondéré des nouveaux crédits a légèrement reculé, de 4,38 % à 4,35 % ;
- les prêts « ballon » et « bullet », où le capital est remboursé en une fois à l’échéance, représentent environ 13 % des crédits selon Globes.
Les emprunteurs privilégient donc des formules qui ne suivent pas l’indice des prix, et ils misent davantage sur le taux variable, dans un contexte où la Banque d’Israël a abaissé son taux à plusieurs reprises cette année.
## Ce que cela change pour vous
Si vous résidez en France et envisagez d’acheter en Israël, retenez trois choses. D’abord, les banques israéliennes prêtent activement : le financement d’un achat reste accessible, à condition de préparer un dossier solide. Ensuite, le choix des tranches du prêt (taux fixe, variable, indexé ou non) pèse lourd sur le coût total, et la tendance actuelle montre que les emprunteurs s’éloignent des prêts indexés. Enfin, l’écart entre un crédit dynamique et des ventes plus lentes crée un contexte favorable pour négocier, notamment les conditions de paiement sur un programme neuf.
Chez BH Nadlan, nous vous aidons à comparer les projets et à bâtir un plan de financement cohérent avec votre situation, depuis la France jusqu’à la remise des clés.
*Source : Globes, 18 octobre 2026 ; Ynet Économie, octobre 2026, d’après les données de la Banque d’Israël.*