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Crédit en Israël : depuis le 1er octobre, les banques calculent autrement la capacité d'emprunt

Publié le 19/10/2026

Depuis le 1er octobre 2026, une nouvelle règle de la Banque d'Israël change la façon dont les banques évaluent les prêts « à toute fin » garantis par un bien immobilier déjà détenu. Selon le quotidien économique Calcalist, elle concerne d'abord les propriétaires qui ont déjà un crédit immobilier, mais elle éclaire aussi la logique que les banques appliquent à tout dossier de financement.

## Ce qui change concrètement

Jusqu'ici, pour juger un nouveau prêt, la banque calculait le ratio entre les mensualités et les revenus (le « PTI ») sur le revenu restant après la mensualité du crédit immobilier existant. Désormais, elle doit additionner la mensualité du crédit existant et celle du nouveau prêt, puis comparer le total au revenu net d'origine du foyer.

Deux seuils comptent, d'après l'article :

- un plafond absolu de 50 % du revenu net ;
- un seuil pratique de 40 %. Entre 40 % et 50 %, la banque doit immobiliser 100 % de fonds propres face au prêt, ce qui renchérit l'opération et peut la conduire à refuser le dossier.

## Un exemple tiré de l'article

Prenons un foyer qui perçoit 20.000 ₪ nets par mois, avec une mensualité existante de 6.000 ₪, et qui demande un nouveau prêt de 4.500 ₪ par mois. Avec l'ancienne méthode, le ratio ressortait à environ 32 % et le dossier passait en général. Avec la nouvelle, la banque compte 10.500 ₪ de mensualités sur 20.000 ₪ de revenu, soit 52,5 % : le prêt dépasse le plafond et serait refusé.

Calcalist précise qu'en août 2026, le ratio moyen était d'environ 24 % sur les nouveaux prêts à toute fin garantis par un bien, et d'environ 29,2 % sur les crédits immobiliers classiques. Avec la nouvelle méthode, l'emprunteur moyen dépasserait 40 %.

## Un autre projet en discussion

Le superviseur des banques a aussi publié un projet qui n'est pas encore en vigueur. Il limiterait le recours à un coemprunteur sans droit sur le bien, par exemple un parent qui s'associe au prêt de son enfant : la banque ne pourrait retenir que 50 % de son revenu disponible, alors que certaines en comptent aujourd'hui 100 %.

## Ce que cela signifie pour un acheteur francophone

Cette règle vise les prêts garantis par un bien déjà détenu, pas l'achat d'un premier bien. Elle montre toutefois que la capacité d'emprunt se calcule sur l'ensemble des engagements du foyer. Si vous possédez déjà un crédit en Israël ou envisagez de financer une partie de l'achat avec un prêt adossé à un autre bien, il faut faire vérifier votre ratio avant de vous engager, et ne pas supposer qu'un dossier qui passait hier passera encore.

Chez BH Nadlan, nous préparons le plan de financement avant la recherche du bien, afin que votre budget repose sur ce que les banques accepteront réellement.

Source : Calcalist, 28 septembre 2026.

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