Banque d’Israël : le taux directeur reste à 3,25 %, la pause après trois baisses consécutives
Publié le 29/10/2026
La Banque d’Israël a décidé, le 21 octobre 2026, de laisser son taux directeur inchangé à 3,25 %. Le comité monétaire, présidé par le gouverneur Amir Yaron, met ainsi en pause un cycle d’assouplissement : la décision précédente, le 1er septembre, avait été une baisse de 0,25 point, la troisième consécutive et la cinquième en moins d’un an.
## Pourquoi la Banque d’Israël marque une pause
L’inflation n’est pas le problème : elle s’établit à 1,6 %, en dessous du milieu de la fourchette cible de 2 %, selon les chiffres publiés la semaine précédente par le Bureau central des statistiques. La Banque prévoit d’ailleurs 1,5 % pour 2026, soit 0,3 point de moins que sa prévision précédente, puis 2,1 % pour 2027 (contre 1,8 % auparavant).
Le gouverneur a surtout invoqué l’incertitude. Des élections doivent se tenir environ une semaine plus tard, ce qui crée une incertitude budgétaire et politique. Le contexte géopolitique pèse aussi : le Brent a progressé d’environ 15 %, autour de 110 dollars le baril, et les prix du gaz en Europe sont à des niveaux élevés. Enfin, des hausses de taux de la Fed et de la BCE pourraient creuser l’écart de taux, alimenter l’inflation importée et peser sur le shekel. Amir Yaron a ajouté que l’effet complet du resserrement passé ne s’est pas encore pleinement manifesté dans l’économie, et que la Banque continuera de suivre la situation.
## Ce que disent les économistes
Pour Nissan Avraham, économiste à l’unité de recherche de la Bourse de Tel-Aviv, la tendance reste orientée à la baisse, mais la prochaine réduction devrait arriver plus tard que prévu. La prévision de la Banque continue de situer le taux à 3,0 % d’ici la fin de 2026. Selon lui, il s’agit d’un décalage de calendrier, non d’un changement de cap.
Côté croissance, la Banque anticipe 5,6 % en 2026 et 7,5 % en 2027, en incluant la production à l’étranger des sociétés cotées en Israël. Sans cette composante, les prévisions sont de 3,4 % en 2026 et de 5,1 % en 2027. Le chômage est attendu à 4,6 % en 2026, et le déficit public à 4,4 % du PIB.
## Ce que cela change pour un acheteur francophone
Cet article d’actualité ne détaille pas l’impact sur le marché immobilier ni sur les taux hypothécaires. Mais la logique est connue : une grande partie des crédits immobiliers israéliens comporte un tronçon indexé sur le taux de la Banque d’Israël, via le taux préférentiel des banques. Quand le taux directeur baisse, le coût de ce tronçon baisse ; quand il se stabilise, il n’y a pas de changement attendu de ce côté.
Pour un acheteur étranger ou un olé, trois points pratiques :
- **La pause n’est pas un revirement.** Le scénario central des économistes reste celui d’une baisse, simplement repoussée.
- **Le taux directeur n’est qu’un élément du coût d’un crédit.** La durée, la répartition entre tronçons et le profil de l’emprunteur comptent autant.
- **Il vaut mieux simuler plusieurs scénarios** de taux avant de s’engager, plutôt que de parier sur la date de la prochaine baisse.
Chez BH Nadlan, nous accompagnons les acheteurs francophones dans cette réflexion, du premier contact en France jusqu’à la remise des clés.
Source : TheMarker, 21 octobre 2026.