Baisse des taux en Israël : ce que le nouveau taux directeur à 3,25 % change pour un acheteur francophone
Publié le 27/09/2026
La Banque d'Israël a de nouveau abaissé son taux directeur le 1er septembre 2026, de 0,25 point, pour le ramener à 3,25 %. C'est la troisième baisse consécutive et la quatrième depuis le début de l'année. Le taux prime, qui sert de référence à une grande partie des crédits immobiliers en Israël, passe de son côté à 4,75 %, avec effet au 3 septembre. Pour qui prépare un achat en Israël depuis la France, ce mouvement mérite qu'on s'y arrête, car il touche directement le coût d'un financement.
**Pourquoi ce taux compte pour vous**
En Israël, un crédit immobilier n'est presque jamais construit sur un seul taux. Il se compose de plusieurs « pistes » (masloulim) : une partie à taux fixe, une partie indexée, et souvent une part adossée au taux prime, lui-même calé sur le taux directeur de la Banque d'Israël plus une marge. Quand la Banque centrale baisse son taux, c'est cette part prime qui devient moins chère, et la mensualité correspondante diminue mécaniquement. Un emprunteur qui détient une portion de son prêt en prime voit donc sa charge s'alléger dès l'entrée en vigueur de la décision.
**Une tendance, pas un pari**
Quatre baisses en une année dessinent une direction, après une longue période de taux élevés liée à l'inflation et au contexte des derniers mois. Il ne s'agit pas de promettre que les taux continueront de descendre : personne ne connaît les décisions futures du comité monétaire. Mais le climat actuel est plus favorable à l'emprunteur qu'il ne l'était il y a un an, et cela change le calcul d'un acheteur qui hésitait à se lancer.
**Ce que cela ne change pas**
Un point d'attention pour l'acheteur francophone : la baisse du taux directeur ne modifie ni le montant que la banque acceptera de vous prêter, ni les règles qui encadrent ce montant. Le plafond de financement reste attaché à votre situation : un résident étranger emprunte généralement moins qu'un résident israélien achetant son logement unique. La baisse rend le crédit moins cher, elle ne le rend pas plus large. De même, elle n'efface pas la fiscalité d'acquisition ni les frais annexes (avocat, agence, courtier), qui restent à budgéter à part.
**Ce qu'il faut retenir**
Pour un francophone qui envisage d'acheter en Israël, la lecture est simple : le coût d'un emprunt est aujourd'hui plus bas qu'il ne l'a été récemment, et la part prime d'un crédit en profite immédiatement. Cela ne dispense pas de construire un plan de financement précis, chiffre par chiffre, adapté à votre profil : résident israélien, oleh hadash, résident étranger, achat en nom propre ou par une société. C'est ce travail-là (traduire un taux annoncé dans les journaux en mensualité réelle sur votre dossier) qui fait la différence entre une bonne nouvelle abstraite et une opération qui tient la route.
Chez BH Nadlan, nous chiffrons chaque projet en partant de votre situation, pour que vous sachiez exactement ce que vous sortez à la signature et ce que vous payez chaque mois.
Source : Ynet et N12 (Mako), septembre 2026.