Les programmes neufs

Programmes neufs › Blog

Acheter en Israël avant son alya : la règle qui peut diviser votre taxe d'achat

Publié le 13/10/2026

Beaucoup de familles francophones achètent leur appartement en Israël avant d'y installer officiellement leur résidence. La démarche est logique : on sécurise le bien, puis on organise l'alya. Mais sur le plan fiscal, le moment où l'on devient résident israélien change tout, en particulier le montant de la taxe d'achat (mas rekhicha), que l'on paie une seule fois, au moment de l'acquisition.

Le principe. Au regard de la taxe d'achat, un acheteur qui réside encore à l'étranger n'est pas traité comme un résident israélien. Un résident israélien qui achète son unique logement bénéficie d'un premier palier à taux zéro, aucune taxe jusqu'à environ 1,98 million de shekels, puis de taux progressifs. L'acheteur étranger, lui, ne profite pas de ce palier : il est imposé dès le premier shekel au taux appliqué aux logements supplémentaires, qui démarre à 8 %. Sur un achat d'un million et demi de shekels, la différence se compte en dizaines de milliers de shekels.

La règle qui change la donne. La loi prévoit un pont. Un acheteur étranger qui, au moment de l'achat, n'est pas encore résident peut tout de même bénéficier des taux du « logement unique » (dira yechida) s'il devient résident israélien dans un certain délai après l'acquisition. Autrement dit : vous achetez aujourd'hui, et si vous faites votre alya dans la fenêtre prévue, l'administration vous reconnaît rétroactivement le statut de résident pour le calcul de la taxe.

Un délai allongé à cause de la guerre. Ce délai était normalement de deux ans. En raison de la guerre (Harvot Barzel, puis le conflit avec l'Iran), il a été étendu. Pour un bien acheté entre le 28 février 2024 et le 30 mai 2026, l'acheteur doit devenir résident israélien dans les 27 mois suivant l'achat, ou au plus tard le 31 août 2026, la date la plus tardive des deux étant retenue. C'est une souplesse importante pour les familles dont le projet d'alya s'étale sur plusieurs mois.

Ce qu'il faut vérifier avant de signer. Trois points méritent d'être posés noir sur blanc avec votre avocat : il doit vraiment s'agir de votre logement unique en Israël ; le changement de statut, c'est-à-dire le fait de devenir résident, doit intervenir dans la fenêtre ; et le dossier doit être monté dès l'achat, car c'est au moment de la déclaration de taxe que le choix se joue.

Pourquoi c'est important. Entre payer 8 % dès le premier shekel et bénéficier d'un palier à taux zéro, l'écart peut financer une bonne partie des frais annexes d'une acquisition : avocat, honoraires, ameublement. Pour une famille qui compte de toute façon s'installer en Israël, il ne s'agit pas d'optimisation agressive. C'est simplement payer la taxe au bon tarif, celui qui correspond à votre projet réel.

Chez BH Nadlan, nous cadrons cette question dès le premier échange, avant même de choisir le bien : savoir quand vous comptez devenir résident fait partie du calcul, au même titre que le budget et la ville. Un achat bien séquencé évite une taxe payée trop cher, et récupérée, quand c'est possible, au prix de démarches qui auraient pu être anticipées.

Source : Kol-Zchut (portail officiel des droits en Israël), rubrique « Réduction de la taxe d'achat pour les olim et les nouveaux résidents », consultée en octobre 2026.

Faites votre simulation gratuite

Taxe d'acquisition, frais, financement : le simulateur calcule le coût réel de votre achat en Israël. Une question sur cet article ? Écrivez-nous, le message est déjà prêt.